Bioingénierie des tendons, ligaments et os

La reconstruction des ligaments et tendons nécessite régulièrement de prélever un tendon sain sur l'individu lui-même (autogreffe) soit d'utiliser un transplant synthétique, soit plus rarement d'utiliser un tendon prélevé sur un donneur décédé (allogreffe). Ces différentes méthodes bien qu'actuellement efficaces présentent néanmoins des limites propres telles que la morbidité du prélèvement, le risque d'intolérance/allergie/réaction à corps étranger, de transmission infectieuse ou encore éthiques. Afin de contourner ces limites, il se développe un champ de recherche extrêmement prometteur appelé la bio-ingénierie tissulaire. Cette discipline vise a recréer des tissus neufs et représente un des piliers de la médecine du futur. 

Dans ce contexte, je travaille dans le laboratoire du Pr Vicaut. J'ai imaginé un principe de bioingénierie tissulaire basé sur un concept d'implant qui permet de regénérer des transplants tendino-ligamentaires  de novo : c'est à dire sans ajouter de cellules ni de matrice exogènes. Ce concept a fait l'objet d'un dépot de brevet conjointement déposé par l'APHParis et l'université Paris Sud. Les recherches expérimentales sont actuellement en cours sur l'animal avec le projet de pouvoir l'appliquer à l'homme dans les années à venir. Le premier article a été accepté pour publication dans la revue Clinical Biomechanics (lien pour consulter l'article).

 

FIGURES : Exemple de greffon obtenu chez l'animal. Gauche : image macroscopique. Droite : Histologie en colorations classiques & immunohistochimie. L'aspect obtenu est très proche d'un ligament ou tendon natif. 

© 2020 by Marc Soubeyrand.